A la reprise du Reikland

By aimeu

L’Auberge du Festin affiche complet ce soir. L’Ost Noir s’y est donné rendez vous pour un “dégagement” afin d’oublier le temps d’un soir la guerre qui fait rage aux frontières de la Destruction, les camarades tombés au combat.

Je suis en train de danser sur une table, mes compagnons claquent dans leurs mains et tous en choeur chantent ma chanson fétiche.

L’Evermead (NDLR: hydromel des druchiis, boisson à nulle autre comparable) coule à flots, les gobelins s’échangent des champignons plus ou moins douteux.

Je me fige brutalement et mes mains descendent sur mes dagues. La porte vient de s’ouvrir sur un détachement de gardes noirs.

Courageusement les gobelins glissent sous les tables.

Je toise l’officier qui imperturbable me tend un rouleau scellé.. le sceau de Malekith…

Je le prends.. je le décachète .. “mer … “

Allons bon le Reikland est soumis à un assaut particulièrement violent des Ordreux qui ont submergé nos troupes. L’Ost est donc requis pour jouer une fois de plus les pompiers.

Bon bah à quelque chose malheur est bon, je finirais donc la soirée en augmentant ma collection de barbes.

‘”En avant”

Nous voici à pied d’oeuvre après un transport en wyverne. Le commandant du camp ne peut nous fournir de renforts et toutes mes troupes ne sont pas encore là.

Qu’à celà ne tienne? “Tout le monde en selle” Je ne tiens pas en place sur Furio, qui renâcle sentant ma nervosité. Il faut dire que le pays boisé, tout en collines se prête aux embuscades.

D’ailleurs au détour d’une colline nous tombons nez à nez avec un fort parti  de l’Ordre. Je réagis immédiatement “REPLIIIiiii”. Nos montures font volte face et nous partons à fond de train vers nos lignes, distançant rapidement les ordreux.

Je reviens au bivouac.  En avant … direction la fonderie.. Hélàs un nouveau parti de l’Ordre est sur place. J’enrage, je maudis les dieux .. mais à 1 contre 20 il est inutile de tenter de reprendre ce point d’appui…

Empruntant des chemins détournés je conduits ma troupe vers le manoir.. et là “Demi tour”. Une division entière de l’Ordre semblait se reposer sur les lieux. Le régiment de l’Ost Noir malgrè sa qualité et sa vaillance est incapable de tenir face à cette déferlante.

J’enchaine les manoeuvres et contre manoeuvres mais où que je fasse porter mon effort les troupes de l’Ordre sont là, toujours largement supérieures en nombre à mes faibles forces.

Qui a pu conseiller à Malekith de me lancer sans renforts dans un tel guêpier? Deatoris ? non elle est là avec moi.. Maleus peut être qui n’a pu se joindre à nous .. pas pu ou pas voulu..

Mais par Khaine j’ai ordre de faire flotter le drapeau de la Destruction et je le ferais.

Je décide de me retirer du front et de lancer avec une petite partie de mes forces une attaque de déception sur le front Elfe. Je regroupe mes meilleurs éléments et en avant pour la mise à feu et à sang du front elfe.

Je surgis devant des gardes éberlués (ce front est calme depuis des jours)et .. Pas de prisonniers. Nous mettons le feu aux maisons, aux récoltes, nous détruisons les statues, saccageons récoltes et bétails, nous démenant comme si nous lancions une attaque majeure.

Dès que les forces d’Altdorf apparaissent nous nous évanouissons.

Retour au Reikland et là :”Chargeeeez” Un point d’appui tombe entre nos mains, un second, un fort. Vite viiiite, encore plus vite. Le dernier fort tombe entre nos mains et déjà les Ordreux nous assaillent.

L’Huile chaude cascade sur les assaillants et déjà trébuchets et balistes oeuvrent, semant mort et confusion dans leurs rangs. Les voici qui réussissent enfin à amener un bélier devant le portail.

La colline est noire de monde. A croire qu’il n’y a que l’Ost sur les fronts. Bélier ou pas bélier par leur seule masse ils sont en mesure d’éclater notre portail que nous venons juste de réparer.

Le cor sonne et l’Ost Noir se replie sur le donjon, LE sanctuaire. Une débandade même car le portail a volé en éclats.

Déjà cultistes, chamans et DOK s’activent auprès des blessés, tandis qu’au milieu des piaillements des gobelins, des hurlement avinés (abierrés ?) des nains je tente de donner mes ordres.

Les humains activent le feu sous le chaudron d’huile, la déversant sur les assaillants, tandis que , faisant fi de la douleur nos Elus font sortie sur sortie sous la douche grasse et brûlante.

Je vais de l’un à l’autre, confortant les courages vacillants, incitant à la prudence les exaltés, coordonnant les efforts de la défense. La porte tremble, gémit, les gonds se tordent de plus en plus.

“REPLI” L’ordre fuse et l’on évacue le rez de chaussée du donjon. Le capitaine nouvellement nommé du fort me jure de défendre jusqu’à la dernière goutte de son sang la place forte que je lui ai confié. Mes dagues qui dansent continuellement sous ses yeux ne sont sans doute pas étrangères à ses serments.

Un grand bruit annonce la chute du portail, suivi des cris d’agonie des quelques gardes restés en bas pour nous donner quelques précieuses secondes de répit.

Le silence tombe.. Les deux camps se préparent. Et soudain c’est la ruée des forces de l’Ordre. Les sorts fusent, les dagues volent. Chaises, bancs, vaisselle les défenseurs font pleuvoir toutes sortes de projectiles dans les escaliers sur les assaillants. Les premiers nabots pointent leur tête et s’effondrent. Leur masse pousse, pousse et soudain la panique devant les corps de leurs compagnons rasés semble les saisir. Khaine a du entendre nos prières car les voilà qui dévalent les escaliers, au loin les cors sonnent la retraite… L’Ost reste Maitre du terrain .


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