A la reprise du Reikland

4 mars 2009 par aimeu

L’Auberge du Festin affiche complet ce soir. L’Ost Noir s’y est donné rendez vous pour un « dégagement » afin d’oublier le temps d’un soir la guerre qui fait rage aux frontières de la Destruction, les camarades tombés au combat.

Je suis en train de danser sur une table, mes compagnons claquent dans leurs mains et tous en choeur chantent ma chanson fétiche.

L’Evermead (NDLR: hydromel des druchiis, boisson à nulle autre comparable) coule à flots, les gobelins s’échangent des champignons plus ou moins douteux.

Je me fige brutalement et mes mains descendent sur mes dagues. La porte vient de s’ouvrir sur un détachement de gardes noirs.

Courageusement les gobelins glissent sous les tables.

Je toise l’officier qui imperturbable me tend un rouleau scellé.. le sceau de Malekith…

Je le prends.. je le décachète .. « mer … « 

Allons bon le Reikland est soumis à un assaut particulièrement violent des Ordreux qui ont submergé nos troupes. L’Ost est donc requis pour jouer une fois de plus les pompiers.

Bon bah à quelque chose malheur est bon, je finirais donc la soirée en augmentant ma collection de barbes.

‘ »En avant »

Nous voici à pied d’oeuvre après un transport en wyverne. Le commandant du camp ne peut nous fournir de renforts et toutes mes troupes ne sont pas encore là.

Qu’à celà ne tienne? « Tout le monde en selle » Je ne tiens pas en place sur Furio, qui renâcle sentant ma nervosité. Il faut dire que le pays boisé, tout en collines se prête aux embuscades.

D’ailleurs au détour d’une colline nous tombons nez à nez avec un fort parti  de l’Ordre. Je réagis immédiatement « REPLIIIiiii ». Nos montures font volte face et nous partons à fond de train vers nos lignes, distançant rapidement les ordreux.

Je reviens au bivouac.  En avant … direction la fonderie.. Hélàs un nouveau parti de l’Ordre est sur place. J’enrage, je maudis les dieux .. mais à 1 contre 20 il est inutile de tenter de reprendre ce point d’appui…

Empruntant des chemins détournés je conduits ma troupe vers le manoir.. et là « Demi tour ». Une division entière de l’Ordre semblait se reposer sur les lieux. Le régiment de l’Ost Noir malgrè sa qualité et sa vaillance est incapable de tenir face à cette déferlante.

J’enchaine les manoeuvres et contre manoeuvres mais où que je fasse porter mon effort les troupes de l’Ordre sont là, toujours largement supérieures en nombre à mes faibles forces.

Qui a pu conseiller à Malekith de me lancer sans renforts dans un tel guêpier? Deatoris ? non elle est là avec moi.. Maleus peut être qui n’a pu se joindre à nous .. pas pu ou pas voulu..

Mais par Khaine j’ai ordre de faire flotter le drapeau de la Destruction et je le ferais.

Je décide de me retirer du front et de lancer avec une petite partie de mes forces une attaque de déception sur le front Elfe. Je regroupe mes meilleurs éléments et en avant pour la mise à feu et à sang du front elfe.

Je surgis devant des gardes éberlués (ce front est calme depuis des jours)et .. Pas de prisonniers. Nous mettons le feu aux maisons, aux récoltes, nous détruisons les statues, saccageons récoltes et bétails, nous démenant comme si nous lancions une attaque majeure.

Dès que les forces d’Altdorf apparaissent nous nous évanouissons.

Retour au Reikland et là : »Chargeeeez » Un point d’appui tombe entre nos mains, un second, un fort. Vite viiiite, encore plus vite. Le dernier fort tombe entre nos mains et déjà les Ordreux nous assaillent.

L’Huile chaude cascade sur les assaillants et déjà trébuchets et balistes oeuvrent, semant mort et confusion dans leurs rangs. Les voici qui réussissent enfin à amener un bélier devant le portail.

La colline est noire de monde. A croire qu’il n’y a que l’Ost sur les fronts. Bélier ou pas bélier par leur seule masse ils sont en mesure d’éclater notre portail que nous venons juste de réparer.

Le cor sonne et l’Ost Noir se replie sur le donjon, LE sanctuaire. Une débandade même car le portail a volé en éclats.

Déjà cultistes, chamans et DOK s’activent auprès des blessés, tandis qu’au milieu des piaillements des gobelins, des hurlement avinés (abierrés ?) des nains je tente de donner mes ordres.

Les humains activent le feu sous le chaudron d’huile, la déversant sur les assaillants, tandis que , faisant fi de la douleur nos Elus font sortie sur sortie sous la douche grasse et brûlante.

Je vais de l’un à l’autre, confortant les courages vacillants, incitant à la prudence les exaltés, coordonnant les efforts de la défense. La porte tremble, gémit, les gonds se tordent de plus en plus.

« REPLI » L’ordre fuse et l’on évacue le rez de chaussée du donjon. Le capitaine nouvellement nommé du fort me jure de défendre jusqu’à la dernière goutte de son sang la place forte que je lui ai confié. Mes dagues qui dansent continuellement sous ses yeux ne sont sans doute pas étrangères à ses serments.

Un grand bruit annonce la chute du portail, suivi des cris d’agonie des quelques gardes restés en bas pour nous donner quelques précieuses secondes de répit.

Le silence tombe.. Les deux camps se préparent. Et soudain c’est la ruée des forces de l’Ordre. Les sorts fusent, les dagues volent. Chaises, bancs, vaisselle les défenseurs font pleuvoir toutes sortes de projectiles dans les escaliers sur les assaillants. Les premiers nabots pointent leur tête et s’effondrent. Leur masse pousse, pousse et soudain la panique devant les corps de leurs compagnons rasés semble les saisir. Khaine a du entendre nos prières car les voilà qui dévalent les escaliers, au loin les cors sonnent la retraite… L’Ost reste Maitre du terrain .

Mise à l’épreuve

25 février 2009 par aimeu

Je suis convoquée par Aimeu, ma soeur.

Le coeur battant, inquiète je me présente à elle.

« Mae arad aglareb Seler’ « 

Elle me toise, méprisante.

« Tu as pris ton temps pour venir Aimsay .. Etre ma soeur ne te donne aucun droit! »

Je baisse les yeux .. J’ai pourtant fait aussi vite que j’ai pu..

« Tu es presque à la moitié de tes études… Il est temps de mettre en application ce que tu as appris. Tu vas rejoindre à travers les lignes de front nos postes les plus avancés avec un groupe de novices. Tu feras celà sur les trois fronts … Inutile de revenir si tu échoues »

La stupeur me fige un court instant

« Mais honorée Maîtresse … que pourrions nous faire si nous tombons sur un parti de l’ordre ? nous ne maitrisons pas encore toutes les subtilités de notre art »

« Eh bien çà veut dire que Khaine vous aura abandonné et donc votre mort ne sera pas une perte »

A son air je vois qu’il est inutile et même dangereux de discuter plus avant.

« Allez và!! Tu attends quoi ? « 

Je m’incline et me retire précipitamment.

Dans la cour de l’Ost mon groupe attend :

Oui bon  pas gâtée quoi? il y a là deux druchiis; Vaelth une furie sournoise dont je vais devoir me méfier, un mâle insignifiant mais sorcier (Eledhwen) un humain au bras atteint d’une malformation (Mineko) et enfin… horreur un orc puant grossier et Monstrueux Brorur..

J’appelle sur nous tous la bénédiction de Khaine avant de partir et nous voilà lâchés aux portes de la capitale.

Ils me regardent tous comme si je savais quoi faire … Je ne sais même pas soigner correctement…

Bon d’abord sauver les apparences.. Je prends un air décidé, me recueille un instant .. Bien

« EN AVAAAAAANT »  -pourvu que personne ne me demande pour où -

La colonne s’ébranle .. discrètement je consulte la carte et la situation communiquée par notre service de renseignements.. L’ennemi semble lancer une offensive sur le front Orc.. Bon on va jouer la sécurité ..

Je pars pour le front humain..

Nous progressons prudemment . Terres de la désolation, un paysage charmant, puis Praag en feu et finalement le Reikland, au moment où Damnation mes méprisables cousins et leurs odieux séides donnent l’assaut au Poing de Whillelm.

Rapide conciliabule et nous décidons de nous porter au secours du seigneur des lieux. Hélas à peine nous présentons nous qu’il éclate d’un énorme rire et nous fait repartir n’ayant aucun besoin d’enfançons pour le défendre …  Mortifiée je me retirais non sans l’accabler de malédictions qui durent être entendues de khaine puisqu’à peine avions nous rejoint le bivouac de nos forces que nous apprenions sa mort. Mort qui me satisfia au plus haut point.

Un rapide aparté avec le commandant du bivouac (qu’il fallut convaincre de me laisser avoir accès aux informations du front … mais le nom d’Aimeu -pourvu qu’elle ne l’apprenne pas – semble un sésame) et le front elfe est sur.. va pour le front elfe .. Caledor où nous passons entre deux patrouilles de l’Ordre en nous faisant tout petit, Veille des Dragons, Eataine et de là .. le fameux front orc.

 

Je déteste ce front, déjà l’odeur, le bruit, les meuglements des orcs et les piaillements des gobelins me mettent les nerfs à vif .. et la topographie .. un dédale. Evidemment je suis partie du mauvais côté au Rocher Noir. J’invoquais une vision de Khaine mais mes camarades ne semblaient pas convaincus. Le mont du tonnerre nous obligea à livrer combat à de féroces monstres .. Combats où ma maitrise des soins pallia aux déficiences de mes méprisables compagnons de route et d’épreuve..

Enfin Kadrin et là mon génie naturel se révéla dans toute sa grandeur .. nous avancions prudemment de fourrés en taillis, de taillis en couvert, le coeur battant la chamade, les mains moites, le fracas des combats nous environnant de toute part .. quand soudain … Un point d’appui nain… gardé par .. UN nain.. Courageusement je lançais un « CHARGEEEEZ » et me mis en retrait pour mieux voir les combattants et donc mieux les soigner. Au pire je pourrais toujours me sauver pour raconter leur mort et témoigner de la bassesse de la soldatesque de l’Ordre car tel est mon devoir.

Le nain fut occis rapidement grâce à Khaine et nous pumes hisser les couleurs de la Destruction.

Je m’attendais à un retour triomphal … Espoir déçu

On a pris un point d'appui

On a pris un point d'appui

« Te voilà de retour ? surprenant .. enfin bon Khaine doit avoir ses raisons «  et d’un geste elle me congédia

Une rencontre Insolite

19 février 2009 par aimeu
Il fait sombre, mais une ombre se détache dans la nuit. La silhouette s’approche lentement, d’un pas malheureux. Au fur et à mesure, on peut en distinguer les contours jusqu’alors trop vagues. C’est une forme brisée, aux mouvements maladroits et au souffle lourd qui se distingue maintenant parfaitement. Le visage de Kàrl reste caché sous une épaisse capuche pourpre, mais son souffle haletant est trahi par la fumée qu’il forme dans l’air humide. Kàrl s’arrête alors, tente en vain de se redresser, et finit par rabattre sa capuche sur ses épaules. Dans l’obscurité, on peut voir un visage dur, jeune, aux yeux bleus qui, étrangement, percent la nuit comme feraient ceux d’un oiseau de proie. Ses long cheveux noirs tombent des deux côtés de son visage, entourant une longue barbichette à deux tresses. Kàrl hume lentement l’air, et finit par prononcer ses premiers mots :

– Humm. C’est donc là qu’il nous mène. Sous les vents frais et obscures. Ainsi, ils seront satisfaits de toi.

Puis, sans raison apparente, Kàrl reste statique pendant une période assez longue. Il attend. A intervalle non régulier, on peut le voir tordre son cou et regarder sur les côtés, sans toutefois qu’il semble observer quoique ce soit de précis.

Aimeu observait l’intrus, immobile, confondue avec le rocher auquel elle s’adossait.

« brfffff »  émis le rocher, doucement.

« Chut Furio, je sais cet intrus n’a rien à faire ici mais ..  » il ne semble pas représenter une grande menace termina t elle in petto.

« Dartha« 

« Delu« 

Deux ordres brefs, murmurés pour retenir l’attention du grand Sang Froid et lui indiquer de se tenir prêt.

Moriana, sa disciple lança le hululement convenu. L’inconnu était bien seul.

D’une démarche nonchalante, les mains à proximité immédiate des dagues, tous les sens en alerte elle s’avançà vers l’ombre.

Le versant donnait un excellent point de vue à cet entrevue. Je (Mokaror) pris le soin de dissimuler dans les buissons un démon n’attendant que mon ordre pour déchainer le Chaos, moi-même attendant le moindre signe d’Aimeu pour agir.

Le versant donnait un point d’attaque que le cultiste ne doit pas negliger, il se doit d’être correct face à mes dirigeants sans quoi…

 

Moriana regarde sa Maîtresse s’approcher de l’humain avec la certitude toute relative de ne pas être surprise à son tour comme lui l’avait été. Aimeu accordait à la jeune elfe noire qu’elle avait pris sous son aile une confiance réduite qui pourtant agacait régulièrement certains officiers de l’Ost Noir. Partout où Aimeu allait, son Ombre la suivait. Certains la surnommaient « le toutou » mais elle n’en avait cure. Seule compte pour elle la sécurité de celle qui depuis des années et en secret veille sur elle et la guide sur le Voie de Khaine.

Arpentant les bois alentours Moriana s’autorisait parfois à jeter un oeil vers l’endroit où elle l’a laissée en compagnie du cultiste. Nul doute que sa Maîtresse saurait se défaire sans pein ed’un adversaire de cet acabit mais la prudence est mère de la sécurité et Moriana ne pouvait s’empècher de s’inquièter, certainement sans raison. Mokakor trainait dans les environs mais elle savait que sa Maîtresse ne lui accordait pas sa confiance. Tout au plus admettait-elle qu’il les suive mais il n’était pas là pour la sauver, c’était sa mission et elle comptait bien la remplir plus vite et bien mieux que l’humain.
D’où elle se trouvait elle pouvait voir Kàrl parler à sa Maîtresse, et elle, du haut de sa grâce le dominait totalement. Certainement était-il en pleine supplique car elle vit se dessiner sur son visage le sourire entendu de la personne sûre de sa force et qui contrôle la situation.

Les jours prochain promettaient d’être « amusants »… Comme sa Maîtresse, Moriana arbora un sourire cruel et calculateur, laissant transparaitre sa joie. Vivement que Aimeu lui permette de se joindre à elle lors des combats les plus importants.

Kàrl senti plus qu’il n’apperçu l’épouse de Khaine se diriger vers lui. A dire vrai, personne ne savait vraiment s’il voyait encore quoique ce soit à l »aide de ses yeux, tant son regard ne vous fixait jamais directement dans les yeux, à la manière des humains aveugles. Il aggripa alors un large tome qui pendait à sa ceinture, et le grimoire s’ouvrit de lui même à une page qui semblait être tout de suite la bonne. Kàrl posa la main dessus et referma le livre immédiatement, sans avoir posé le regard dessus.

– Humm.

Puis, il se força à orienter son regard dans la direction de la magnifique furie. Quand elle arriva à portée de parole, il articula brièvement :

– Ténébreuse puissance ensanglantée, il vaut que nous fassions de concert. Ils ne valent pas ton gré, ainsi donnent-ils sa connaissance obsolue. Prennent-elles notre âme pourpre et encore vive de mort.

A ces mots, le cultiste se courba davantage encore, laissant apercevoir son dos nu à Aimeu. Lorsqu’il se releva, un sourir apparaissait sur son visage jeune.

– « Ne laisse jamais ton dos visible aux ennemis, cultiste ».

« Creoso Aina Edan » Aimeu sourit « ni même et surtout à une druchii » se dit elle in petto. » Creoso sur les Terres de Ruine. »

Petite inclinaison de tête … sans perdre de vue les mains de l’humain

« Aina Edan je suis honorée d’être considérée comme une amie en ces temps troublés. Le Dagor NelWiit’iri est hélas partout, les forces de L’Ordre nous assiègent. Tu es venu pour celebreth et je t’en remercie. « 


« Khaine lui même a du bénir ton voyage puisque tu as échappé à mes lamentables cousins et à leurs chiens, maudits soient ils, pour te présenter seul à moi. « 


<in petto> « ou alors tes troupes sont terriblement discrètes « 


« Aina Edan il me semble discerner dans tes propos une demande de protection. Saches que Ruine protège les siens et ses amis. En conséquence il nous faut réfléchir à ton sort, ami ou … « 

« Aina Edan attends ici que nous prenons une décision« 


Lentement elle recula jusqu’à se fondre dans l’ombre.

Le Fort de l’Ost Noir

11 février 2009 par aimeu

La colonne s’ébranla, d’abord lentement puis petit à petit l’allure s’accéléra passant au petit trot puis au galop.

Cheveux aux vents, riant aux éclats, Heureuse de se sentir en vie, Aimeu respirait à grandes goulées les fragances de la campagne qu’ils parcouraient. Furio avalait à grandes enjambées le terrain plus ou moins accidenté, attentif à la moindre pression des genoux de sa maîtresse.

Pour un instant Aimeu oublia ses soucis. Pourtant la situation était préoccupante, le front Orc avait à nouveau cédé devant la pression de l’Ordre. Ruine avait été dépêchée sur place pour tenter de rétablir une ligne de défense, sans espoir de renforts. Des Hordes de nains, hauts elfes et humains de l’Empire se déversaient en flots continus sur tout le front, submergeant par leur masse les faibles troupes que pouvait leur opposer la Destruction.

Furio poussa un rugissement de joie et de défi: un barrage de nains. « CHARGEEEEEZ » le commandement fusa et déjà Furio dans un ultime effort distança le reste de la troupe. Aimeu se jetta au milieu des nains affolés, tranchant , taillant, chantant à tue tête son air fétiche « Je suis la mort et je Porte Couronne, de vous tous je suis Maîtresse et Patronne« . Trenebrald se précipita à son secours, secouant la tête en guise de désaprobbation. Encore une fois cette satanée druchii prenait des risques inconsidérés. D’ailleurs les prières continues des soigneurs – et leurs jurons – ne laissait guère de doutes sur les blessures de cette dernière. Comme d’habitude il tenta d’intercepter les coups avec son bouclier, à défaut avec son corps.  Endronielle et Deatoris incantaient sans relache, leur noire magie éclaircissant les rangs des nabots. Khuzdul, Thriewyn, Khardreos se jetèrent à leur tour dans la mêlée sauvage.

Hurlements, fracas du métal heurtant le métal, chuintement des lames glissant dans les corps et l’odeur du sang, cette odeur qui affolait bêtes et hommes, tout concourrait à donner un avant gout d’Armaggedon à cette scène dantesque.

Démoralisés les nains tentèrent de prendre la fuite mais c’était trop tard..

Le dernier nain dépouillé de sa barbe, Aimeu lançà le signal de remise en route, adressant un bref signe de tête aux soigneurs (Sali, Thriewyn, Khardreos) qui avaient eu tant de mal à la tenir en vie. Un gros éclat de rire éclata quand Trenebrald vira au rouge pivoine , Aimeu essuyant d’un doigt négligent le sang qui goutait sur sa joue. Quant elle se retourna lançant au reste de la troupe une oeillade de connivence le charivari fut à son comble.

Elle ne leur laissa guère le temps de continuer le chahut

« CHARGEEEEEEEZ » ..

Elle  venait de réaliser que la garnison du fort nain avait été décimée et qu’une occasion inespérée de mettre un frein à l’avancée de l’Ordre se présentait.

Le temps que ses troupes réalisent elle était déjà sur les gardes du fort, ses dagues jouant leur air favori. Rapidement l’entrainement joua, malgré la surprise de ses séides. Pose du bélier, on enfonce la porte, on envahit la cour, on met le feu aux taillis, cabanes et autres lieux pouvant cacher la vermine de l’Ordre. Chasse des gardes retardataires, contrôle des poternes, pose d’un nouveau bélier, enfoncer les portes, se ruer à l’étage, passer la garnison par le fil de l’épée .. piller les coffres.

Et maintenant le Drapeau de l’Ost Noir est hissé, affirmant à toutes et tous que la Ruine était là et bien là.

Le fort de l'Ost Noir

Le fort de l'Ost Noir

Seul souci une partie des troupes devrait rester au fort. Aimeu haussa les épaules, et avec un grand rire de gorge, dit à Selhenya qui s’en inquiétait : ‘J’aurais plus de nains… tu vois que ce n’est pas si grave « .

Dernières consignes au Capitaine avant de partir

Dernières consignes au Capitaine avant de partir

 Un dernier regard à ce fort durement conquis. Un pincement au coeur à l’idée de repartir sur les routes.

Rassemblement avant le départ

Rassemblement avant le départ

 

« En avant » vers de nouvelles aventures.

un soir …

10 février 2009 par aimeu

La druchii souriait. Derrière elle l’Ost se déplaçait dans un tonnerre de cavalcade. Bruit doux et reposant après la fureur du combat dans les Bois de Caledor.

Elle se retourna sur sa selle: Oui ils avaient fiers allure SES gens dans leurs armures en loques, tachées de sang et de poussière. Furio son sang froid, affolé par l’odeur du sang sifflait sans discontinuer, mâchonnant un bout de bras qui avait du appartenir à quelque nain. Distraitement elle lui flatta l’encolure, ses yeux parcourant sans cesse le paysage devant elle à l’affût de la moindre menace.

Encore une journée pour la plus grande gloire de Khaine, son fiancé. Khaine qu’elle servait depuis le premier jour sans l’avoir jamais rencontré, sans même l’avoir choisi.

Son esprit revint à ses premiers pas en compagnie de ses sœurs furies. Qu’elle était donc maladroite à l’époque !! Son premier nain rencontré alors qu’elle tentait de rejoindre l’autel de khaine avait bien failli la tuer. Le courroux de Khaine aussi d’ailleurs. Un éclair de rage jaillit de ses yeux qui très vite reprirent l’impassibilité de façade que tout le monde avait l’habitude de voir. Ce chien avait explosé le nain sans rien faire pour la protéger de l’onde de choc. Seul un caillou providentiel qui avait provoqué sa chute derrière un muret lui avait sauvé la vie.

Les nains .. 17 barbes neuves ce jour. Ces êtres vils, puants, grotesques, vantards, libidineux, envieux, avaricieux elle leur vouait une haine aussi tenace que mystérieuse. Au sein de l‘Ost plusieurs rumeurs courraient pour l‘expliquer. Elle sourit in petto amusée. Ah qu’elle aimait ses gens. Batailleurs certes, grognons, vantards comme des nains, mais ..bons combattants, bons compagnons dans les épreuves et solidaires vis à vis de l’extérieur.

Elle les avait connu par hasard au gré d’une rencontre de Nimphais près de l’arche noire. Et depuis elle ne les avait plus quitté. Nimphais disparue un jour sans qu’on sache comment. Maleus peut être? Ce lourdaud d’humain avait présenté un document signé de Nimphais lui confiant la direction de l’Ost. Elle était trop novice à l’époque mais … JAMAIS une druchii n’aurait fait confiance à un élu ni n’aurait même pensé à lui donner pouvoir sur d’autres Druchiis. A moins que Thriewyn? Plus vraisemblable déjà, plus dans l’esprit de sa race. Endronielle, sa féale (dont elle se méfiait à ce titre) n’avait pas encore rejoint l’Ost.

Un jour oui un jour l’Ost serait à elle. Patiemment elle tissait sa toile dans l’ombre, prenant bien garde à cette satanée sorcière Deatoris.

Comme si les nains, Maleus et Deatoris ne lui suffisaient pas .. Kenoine venait à sa rencontre. Sourire de façade, révérence (sans perdre de vue les mains de l’humain) . Un des trois principaux généraux de l’Alliance de la Destruction. Damnation Liok arrivait derrière. Et cette bouffonne de Lionne sauvage . Décidément…

Sourires de façades, congratulations, répartition des nouveaux objectifs. Elle constata avec satisfaction que ses troupes s’étaient discrètement disposées de façon à neutraliser toute tentative d’agression.

Çà y est chacun repartait de son côté… la tension retomba d’un coup. Ses mains se décrispèrent autour du manche de ses dagues, sans cependant s’en éloigner.

« Aim Aim ? Que fait on ? » Endronielle venait de la tirer de sa transe. «Le seigneur du Pacte des Flammes annonce une forte activité nannique autour de son château. On y vaaaaaa !!! ». Un rire étonnamment joyeux jaillit de sa gorge. Ah oui ce soir les nains connaîtront le prix du sang et des larmes !!

Portes Ouvertes au Repos de Morr

26 janvier 2009 par aimeu

Vendredi soir il y avait une grande réception au chateau du Repos de Morr. Hélas certains barbus s’étaient visiblement trompés de réception comme nous le leur avons expliqué. Je me suis chargée personnellement d’en reconduire certains à grands coups de dague.

Gênés ils sont partis si vite que nombreux furent ceux qui avaient oublié leur monture.

Que de montures, que de montures !!

Que de montures, que de montures !!

 

Bref la question est : »Quelle monture choisir ? »

Sous la surface

26 janvier 2009 par aimeu

Samedi soir, je me suis livrée à une exploration d’une caverne. Exploration bien involontaire puisque je suis tombée dans un trou.. la chute fut longue, angoissante mais le spectacle au final était très joli.

L'Ostland souterrain

L'Ostland souterrain

 

Une expérience passionnante mais .. à ne pas renouveller trop souvent compte tenu des vilains bleus que j’ai récoltée au cours de ma chute.

Au secours de Kadrin

22 janvier 2009 par aimeu

Il est 23h. Couverts de sang, de débris d’entrailles et de cervelle, les fiers combattants de l’Ost Noir, revenus comme promis à Forgesang se préparent à reprendre le combat contre le Minotaure.

L’air inquiet Thriewyn lance: « Un messager… et çà à l’air urgent.. ». Il  n’a pas plutot fini sa phrase que l’admirable mécanique de l’Ost se met en branle. Nos sorcières visionnent les différents champs de bataille, les guides étudient le chemin le plus rapide vers les différents forts, tandis que des courriers partent retenir les wyvernes auprès des Maitres de vol de la capitale.

Le messager nous apporte les nouvelles du front et celles ci sont alarmantes. L’Ordre envahit en hordes serrées et assoiffées de sang le front Orc. Tous les points d’appui sont tombés, toutes les forteresses sont aux mains de l’ennemi.

Sautant qui sur son sang froid, qui sur son cheval, nous nous précipitons vers les wyvernes retenues. Quant à moi je passe déjà au coffre de guilde prendre divers engins de siège pré positionnés.

Arrivés à Kadrin nous nous regroupons. Dès la sortie du bivouac le combat s’engage féroce avec les forces de l’Ordre qui nous empêchent de rejoindre nos frères d’armes des autres Alliances.

Divers agents de liaison sont dépêchés vers Conclave et Nehekara pour obtenir si ce n’est un commandement commun du moins une action concertée.

L’étau desserré autour de notre campement  nous montons à l’assaut du fort Nord. Mais nous devons après de durs combats retardateurs nous replier sur nos positions de départ.

Pendant que Conclave et Néhékara remontent vers le fort nord nous attaquons le fort sud. Sous les coups de bélier, protégé par nos sorcières, la porte principale du fort éclate, livrant passage à nos forces auxquelles se sont joints divers éléments isolés. Nous investissons la cour intérieure, et pendant que les éléments légers pourchassent quelques défenseurs retardataires les lourds amènent un nouveau bélier et entreprennent le siège du donjon.

Rapidement la porte vole en éclats trop petits pour faire des cure dents de sang froid et c’est la ruée sur les derniers défenseurs du donjon. Minuit sonne quand le capitaine de la place forte tombe sous nos coups. Nous pillons les réserves de l’Ordre et achevons d’égorger deux ou trois soldats de l’Ordre qui tentent misérablement de sauver leur lamentable carcasse.

0h30 Kadrin est à nouveau entièrement aux mains de nos forces. La Ruine repart dans ses cantonnements prendre un repos bien mérité.

Dans le donjon de Sacellum

21 janvier 2009 par aimeu

Hier j’ai surtout suivie ma petite soeur AIMFAEL qui est allée visiter le donjon de Sacellum avec un garde du corps particulièrement érudit pour un humain.

Il s’agissait d’une Mission de repérage et éventuellement de ramener quelques trésors.

Aimfael :

Mae arad (ndlr: bonjour en elfique)

Je suis encore bouleversée. Ma première vraie mission avec un VRAI garde du corps. Bon un humain, mais un érudit et surtout un combattant accompli.

<sourire glacial>

Et assoiffé de sang avec çà . Je n’ai eue qu’un mot à dire et il s’est précipité dans l’immense enceinte, frappant de taille et d’estoc, répandant à flots le sang des ennemis.

<arrange sa coiffure>

Et attentionné avec çà. Ne le répétez pas mais je crois qu’il est tombé sous mon charme ravageur.

Ah oui je referais avec plaisir une nouvelle mission.

 

L'équipe de reconnaissance

L'équipe de reconnaissance

Forgesang

19 janvier 2009 par aimeu
La Sorcière avait très mal dormi. Des visions de membres éparpillés dans de grandes salles, de démons lubriques et d’armures dépareillées, de sang et d’acier avaient peuplé sa nuit.
C’est les traits tirés qu’elle se présenta à moi ce matin là.
Aimeu, Ma chérie, Je crois que Khaine m’a envoyé une vision cette nuit.
Sekmeth -car c’est d’elle qu’il s’agit- se mit en devoir de me raconter sa nuit, puis, excitée tenta de me convaincre, ainsi que tous les membres présents de l’Ost Noir, que sa vision ne pouvait que nous promettre de grandes richesses SI nous allions purifier cet antre terrifiant qu’est ForgeSang, peuplé de créatures aussi mystérieuses que terrifiantes, mais toutes opposées aux desseins de notre Maitre.
Le Grand Conseil de l’Ost Noir, composé des plus valeureux combattants, débattit une grande partie de la journée de l’utilité de risquer la vie de nombreux guerriers pour un gain et une gloire somme toute hypothétiques.
Finalement il fut décidé de n’envoyer qu’un groupe en reconnaissance, mais équipé des meilleures armes et armures que les arsenaux de l’Ost Noir avaient pu réunir.
Voici ci dessous le groupe choisi
L'équipe de choc de l'Ost Noir
L’équipe de choc de l’Ost Noir
Vous me reconnaitrez facilement au centre, entourée de la Sombre Sekmeth (la visionnaire) et Thriewyn réputé pour ses soins.
Ah oui à chaque extrémité vous pouvez voir deux masses de muscles sans grande importance… des humains… utiles pour encaisser de grands coups. Les desseins de Khaine nous obligent parfois à des compromis.
Non visible sur la photo une misérable créature, un chaman gobelin, Yeernak je crois, enfin un truc comme çà , très utile dans une expédition risquée.. en le lançant à un Monstre il est parfois possible de détourner son attention de nous.
Nous nous présentames donc devant l’antre connu sous le nom de ForgeSang.
L'entrée de Forgesang

L'entrée de Forgesang

L’endroit semblait enchanteur, les murs, décorations, sols et plafonds étaient absolument magnifiques. Sous nos yeux ébahis et emplis (reconnaissons le) de convoitise des richesses dignes de Khaine s’étalaient insolemment sous nos yeux.

Hélas pas sans moult gardiens. Incantant, taillant au travers des nombreux monstres, nous soutenant l’un l’autre, nous avons progressé au milieu d’un flot de sang, de viscères, d’or et de monstres tous plus acharnés les uns que les autres à notre perte.

Un combat acharné
Un combat acharné

Les combats furent rudes qui nous menèrent enfin vers la salle entrevue dans ses visions par notre noire Sorcière. Déjà la fatigue nous rendait moins attentifs, le poids de notre butin nous ralentissait, seul le gobelin insouciant gambadait, même les humains se montraient sombres.

Nous arrivâmes devant un gigantesque minotaure qui se disait seul Maitre des lieux. Devant la vision des lourds sacs que nous trainions avec nous il entra en rage Berzek, frappant de ses poings massifs le sol quand il ratait nos humains, faisant trembler les murs, renversant les meubles, soulevant le sol.

Le combat fut Rude, acharné mais finalement nous en sortimes triomphants.

Le Minotaure Terrassé
Le Minotaure Terrassé

D’étranges bruits se firent alors entendre, des tambours résonnaient lugubrement le long des couloirs, des cris de damnés éclataient un peu partout.

D’un commun accord, estimant que nous avions rendu honneur à Khaine et que nous ne pouvions emporter plus de butin (même le gobelin portait triomphalement une paire de bottes serties de gemmes précieuses) nous mimes fin à l’expédition, retraitant en bon ordre sous la pression des Monstres enhardis au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la sortie.

Mais nous reviendrons, nous reviendrons.